La démarche HACCP - Formation obligatoire et Sécurité Alimentaire Formation au Guide de Bonnes Pratiques Hygiéniques, application de l’HACCP et à la traçabilité des denrées alimentaires des Restaurateurs de la Côte d’Azur |
Sécurité Alimentaire : nouveau contexte de responsabilité des exploitants de l’alimentaire
| Résumé |
| 1. Contexte de l’obligation de formation des exploitants de l’alimentaire Règlement 178/2002 du 28 janvier 2002 relatif établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire, instituant l'Autorité européenne de sécurité des aliments et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires : Cette différence est importante car la responsabilité, (article 17 du règlement 178/2002 précité), porte sur l’exploitant. Article 17 Responsabilités : Il devient clair que l’entreprise (en anglais « Food Business », restaurant par exemple), doit permettre à l’Exploitant, (en anglais « Food Business Operator », le restaurateur, soit celui qui met en ouvre ce métier ), d’assumer sa responsabilité civile et pénale en lui garantissant les moyens lui permettant l’application de la législation alimentaire qui lui est applicable, et preuve de cette application par un Plan de Maitrise Sanitaire approprié. L’Etat français a reconnu le 25 novembre 2005, par avis publié par le Conseil National de l’Alimentation la validité des Guides de Bonnes Pratiques Hygiéniques officiels, comme guides pertinents pour l’application de la nouvelle réglementation européenne. Depuis l'entrée en vigueur du règlement 178/2002, il n’entre plus du tout dans le cadre de la mission de l’Autorité Compétente d’attester une conformité réglementaire dans la mesure où le rôle qui lui incombe désormais est de vérifier que l’Exploitant est à même de prouver qu’il respecte les différentes conditions pour ce qui concerne les contrôles et vérifications, (renvoi à un Plan de Maitrise Sanitaire cadré par une étude HACCP spécifique ou à la mise en œuvre d’un Guide de Bonnes Pratiques Hygiéniques validé et publié au Journal Officiel). L’ensemble de ces dispositions est repris par le règlement 852/2004 du 29 avril 2004 relatif à l’hygiène des denrées alimentaires et qui est entré en vigueur le 1er janvier 2006 et harmonise ainsi les obligations des exploitants des 25 pays de l’Union. De plus l’arrêté du 21 décembre 2009 relatif aux règles sanitaires applicables aux activités de commerce de détail, d’entreposage et de transport de produits d’origine animale, simplifie et complète la législation nationale encore en vigueur, (notamment en matière de maitrise des températures de conservation). La formation des Exploitants de l’Alimentaire au contexte réglementaire qui les concerne constitue bien la pierre d’angle de la nouvelle réglementation européenne en matière de Sécurité Alimentaire. Les formations délivrées en prenant comme référentiel le Guide de Bonnes Pratiques Hygiéniques publié au JO sont en concordance avec les exigences réglementaires précisées par ce règlement 852/2004 qui instaure une liste positive des exploitants de l’alimentaire au plan européen, Pour simplifier, comparons ancienne et nouvelle approche : Ancienne Approche :. Méfiance à priori fondée sur la responsabilité de l’Autorité Compétente . Réglementation stricte (Arrêtés sectoriels multiples) . Guide de Bonnes Pratiques impliquant partiellement l’Autorité Compétente . Contrôles à posteriori Nouvelle Approche : . Confiance à priori fondée sur la responsabilité accrue du Producteur . Réglementation générale floue, (Règlement 852/2004) . Guide de Bonnes Pratiques Hygiéniques publiés au Journal Officiel impliquant l’Autorité Compétente . Plan de Maitrise Sanitaire, et auto-contrôles obligatoires selon les principe de l’HACCP et preuve à la charge de l’exploitant L’Autorité compétente soit principalement la Direction Départementale de la Protection de la Population ne délivre aucun certificat de conformité des plans des entreprises de l’alimentaire. Son rôle consiste à vérifier les conditions d’appropriation et d’application par les Producteurs de denrées alimentaires de la nouvelle réglementation. Ainsi ces contrôles portent désormais sur deux axes pour ce qui concerne les métiers de bouche, (qui représentent plus de 90% des entreprises de l’alimentaire) : Il devient à ce stade aisé de comprendre pourquoi la nouvelle réglementation rend obligatoire la nécessité d’une formation pour le professionnel, qui doit pouvoir justifier de sa bonne compréhension de la législation alimentaire qui le concerne. |
| 2. En quoi cela concerne les Conseils, les Avocats, les Administrateurs judiciaires et les Magistrats Le rôle du conseil qu’il soit régulier ou exceptionnel doit bien sur intégrer l’ensemble du périmètre de responsabilité. En effet la Nouvelle Approche n’est pas une fatalité : c’est le choix politique structurant retenu pour la construction européenne. Pour ce qui concerne l’alimentation la principale directive nouvelle approche est déjà ancienne. La directive 93/43.CEE qui campe de façon définitive le tableau date de … 1993. Or la majorité des responsables des TPE de l’alimentaire poursuivent leur activité avec la certitude que toute la nouvelle réglementation consiste en un renforcement répressif de l’ancienne approche. Tous les opérateurs économiques travaillent aujourd’hui en Euros et il est vrai que l’information et la formation n’ont pas manquées pour ce passage à la monnaie unique. « Personne ne m’a rien dit », telle est l’excuse mille fois répétée. Les risques de conflit ayant cette ignorance pour origine sont légion. Citons les principaux :
Ces quelques exemples illustrent l’étendue des risques professionnels encourus en cas de défaillance du conseil. En effet souvent consultés pour préserver la valeur de l’entreprise, lors d’une mutation, ou cession de parts, ou tout autre événement majeur ou non de la vie de l’entreprise, le conseil de l’entreprise détient un rôle privilégié. Dans l’alimentaire la connaissance et le respect de la législation alimentaire applicable sont un préalable à toute activité. Nice le 29 Août 2011 |